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Sandra roblot

« Oui, on peut être enceinte et courir ! »

Le sport pendant la grossesse souffre encore de nombreuses idées reçues. Beaucoup de femmes enceintes cessent en effet toute activité sportive. Sandra Roblot-Lamy, kinésithérapeute, professeure de Pilate et créatrice de la Casa Nana, une maison d’accueil atypique, nous explique pourquoi il est important de se bouger !

« Le sport est déconseillé pendant la grossesse ! » C’est une idée fausse ?
A part s’il y a une contre-indication de la part du gynécologue car le col est trop ouvert par exemple ou si c’est une grossesse à risque, le sport peut parfaitement être intégré à la grossesse du début jusqu’à la fin. Il suffit d’adapter ses partiques.


Votre rôle est donc d’adapter l’activité sportive au cas par cas ?
Oui, le choix va dépendre tout d’abord de l’activité habituelle de la patiente. Si celle-ci a l’habitude d’aller courir, on va adapter la course à pied. Si elle fait un sport de combat, de saut ou à risque, on va devoir trouver un sport palliatif. Le choix de l’activité va dépendre aussi de l’état physique de la patiente. 

Comment les patientes viennent à vous ?
Certaines se plaignent de douleurs souvent lombaires, au niveau des hanches, d’une sciatique, etc. Elles me consultent d’abord en qualité de kinésithérapeute. Je les soulage puis je les oriente vers une activité physique adaptée. D’autres savent que je suis spécialisée dans la kiné du sport pour les femmes enceintes alors elles viennent chercher des conseils sur la manière d’intégrer leur activité sportive à leur quotidien dans le cadre d’une première grossesse.


Comment les accompagnez-vous ?
Je dispense des cours collectifs de Pilate à mon cabinet. Et pour celles qui veulent être autonomes, je les accompagne sur quelques séances et je mets en place des programmes adaptés à chacune.

 

Vous intervenez aussi après l’accouchement ?
En tant que kiné je me charge de la rééducation périnéale et je propose une reprise de l’activité sportive sans délai dans le temps. L’important est de se sentir prête. Si tous les feux sont au vert au niveau périnéal et abdominal, s’il n’y a pas de grosse fatigue ou d’autres symptômes et que la maman se sent bien, alors on peut reprendre le sport de manière progressive, sans attendre plusieurs mois. Je leur montre les exercices, on démarre ensemble et, ensuite, je mets en place des programmes sur 8 ou 10 semaines pour qu’elles pratiquent à la maison.


Le Pilate c’est avant, pendant et après la grossesse ?
Le Pilate peut se pratiquer à tous âges, enceinte ou pas. C’est une pratique qui a des vertus géniales sur la respiration, la conscience de son corps, la posture, le renforcement des muscles profonds. C’est un sport global, doux, très agréable et donc très adapté à la grossesse et à la rééducation abdominale après l’accouchement.

Vous avez créé la « Casa Nana ». Pouvez-vous nous en dire plus sur cet endroit atypique ?
C’était un rêve de créer un lieu d’accueil avec un esprit « comme à la maison » . C’est un espace dédié au bien-être, qui réunit plusieurs professionnels spécialisés dans les problématiques féminines de la puberté jusqu’à la ménopause. Pour l’instant, nous sommes deux kinés, une diététicienne, une masseuse bien-être, une chiropractrice et une psychologue. L’objectif est évidemment de grandir ! La Casa Nana est un cocon dans lequel les femmes peuvent venir se confier, trouver une réponse, un conseil, un accompagnement sur-mesure ou une prise en charge globale. Nous proposons des rendez-vous individuels, des cours collectifs de Pilate, de yoga, de flying yoga et il nous organisons aussi des groupes de parole, des ateliers et des conférences sur des thématiques variées.
 
Sandra ROBLOT-LAMY - Kinésithérapeute, coach Pilate, Créatrice de la Casa Nana