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Céline Rousselet

« Directrice de crèche ça s’apprend sur le terrain ! »
Après avoir été directrice de crèche, Céline est devenue déléguée territoriale Petite enfance (autrement dit coordinatrice Petite enfance) pour l’association Léo Lagrange. Elle nous dit tout (ou presque) sur ce mode de garde !

C’est quoi la fédération Léo Lagrange ?
C’est une association d’éducation populaire reconnue d’utilité publique. En fait, la Fédération Léo Lagrange est une fédération nationale qui intervient dans les champs de la petite enfance, de l’animation et de la formation professionnelle. En Bourgogne-Franche-Comté elle regroupe 11 sites petite enfance (10 crèches et un relais d’assistantes maternelles itinérant).


Pouvez-vous nous présenter l’équipe ?
Notre équipe se compose d’une directrice infirmière, arrivée en janvier 2020, de 2 éducatrices de jeunes enfants, dont 1 avec une expérience spécifique autour du handicap, de 4 auxiliaires de puériculture, de 4 animatrices petite enfance et d’1 agent polyvalent. C’est une équipe stable, engagée dans ce projet spécifique du vivre ensemble, et avide de faire évoluer ses connaissances et compétences.


A ce propos, directrice de crèche, c’est un métier qui s’apprend où ?
Pour ma part, j’ai d’abord suivi une formation pour devenir infirmière puéricultrice. Le métier de directrice de crèche s’apprend un tout petit peu à l’école (cours de management + règlementation), et surtout sur le terrain.


Vous avez choisi de faire ce métier par vocation ?
C’est pour moi une vocation de prendre soin des autres. J’ai exercé 7 ans en service de réanimation néonatale à Lyon ( auprès de grands prématurés) puis j’ai bifurqué vers la petite enfance plutôt pour des contraintes d’organisation personnelle. Lorsque j’ai eu ma 1ère fille, je travaillais en 12h de jour et de nuit, les week-ends et pas de solution de garde... je me suis dit qu’il était temps de changer !


En quoi le métier a t-il évolué depuis que vous l’exercez ?
L’évolution de notre métier est en lien avec le développement des connaissances sur le jeune enfant. Grâce aux neurosciences notamment, on peut désormais mesurer l’impact des « premiers soins » :  les 1000 premiers jours de l’enfant sont déterminants pour son développement et l’adulte qu’il deviendra. Les professionnels petite enfance ont donc un rôle central dans ce développement : mise en place des conditions favorisant les découvertes, la liberté motrice, l’estime de soi, sans oublier l’accompagnement des jeunes parents. Nos pratiques ont évolué, la place des parents est primordiale. Il est important de rappeler que l’accueil en crèche n’est pas réservé aux enfants des parents qui travaillent, et que nous avons une réelle utilité sociale grâce à des structures ouvertes à tous. La socialisation précoce a des intérêts majeurs pour l’offre de répit qu’elle permet, pour le maintien d’une dynamique familiale, pour lutter contre la pauvreté dès le plus jeune âge. L’évolution de la PSU (prestation de service unique) a aussi participé à cette évolution avec une vraie volonté de la CAF (financeur important des crèches) d’assainir les pratiques et de les harmoniser. Le but : rétablir une équité de traitement entre les gestionnaires et entre les familles. Les bonus handicap et mixité aident à la mise en place de projets spécifiques, favorisant l’égalité des chances .

 

À ce sujet, vous avez-vous-même développé un projet spécifique d’accueil pour les enfants en situation de handicap. Vous pouvez nous en dire plus ?
Lorsque j’étais directrice de crèche et en lien avec « ma fibre du prendre soin », j’ai, en effet, développé en 2018, un projet spécifique d’accueil d’enfants en situation de handicap. Désormais, nous accueillons chaque année à la crèche entre 5 et 6 enfants en situation de handicap. Ce projet, centré autour de l’inclusion, est essentiel pour tous : équipes, parents, enfants.


Que pourriez-vous dire aux parents qui hésitent encore entre nounou et crèche ?
Renseignez-vous, visitez, interrogez-vous sur vos besoins et sur vos attentes. Il est surtout important de rappeler que nos lieux d’accueil sont ouverts à tous, parents qui travaillent ou non, à un rythme qui s’adapte à chacun – demi journée, journée, en régulier, en occasionnel. Chacune des directrices de Léo Lagrange est disponible pour vous renseigner individuellement. Nous gérons 4 structures pour la ville de Dijon : les Princes de Condé, le tempo, Jean Jaurès et Colombière, et 1 pour Quetigny : la micro crèche les Moussaillons. Des réunions d’information sont proposées aux parents et futurs parents le 1er jeudi de chaque mois par la ville de Dijon. Histoire de ne laisser aucun parent sans réponse !

Céline Rousselet – Coordinatrice petite enfance

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